Creuse donc.

Que ces lignes soient teintés de spiritualité. Que mes mots le soient, ce cliché inatteignable que l’humanité persiste à envelopper d’amour. Que la bêtise règne car sans elle, nous serions incapable de voir notre reflet. Il faut fermer les yeux mes chers amis terriens, il faut vivre dans le creux de nos paupières et dans la rondeur de nos pensées. Car dans ces pensées se cache le décor de mon récit. Et le manque de lampe torche à l’intérieur de votre corps sera plus qu’utile.

Devenez vos propres vidéo-projecteurs, car vous l’aurez compris le cinéma ça coûte trop cher et voila pourquoi les pauvres rêvent plus que les riches. Et voila pourquoi les enfants n’ont pas accès à tout les films , car leurs petites têtes pèsent déjà trop lourdes. Qu’il y a t’il de plus terrifiant qu’un zombie me demandez vous ? Je dirai la cervelle d’un mioche qui explose, voila une très bonne raison pour faire attention au courage mesdames et monsieur.

Vous voyez ? C’est aussi simple que cela. Vous l’avez vu ce cinéma ? Vous l’avez ingurgité avec tout le reste ? Alors restez comme vous êtes. Ne me lisez plus, faites le vide, soyez un concentré de yoga, de drogue et de publicités japonaises. L’hystérie vous empare tandis que la réflexion vous anime.

Si vous êtes étrangement bon à cela je me permettrai de vous demandez : Etes vous étrangement nul ? Les artistes sont soit reconnus, soit déchu. Si vous êtes déchu et que vos talents ne sont plus époustouflants, ne vous en faites pas. Je suis la aujourd’hui pour vous chuchoter au creux de l’oreille des brises de mots doux. Des paroles pleines d’envie mais qui vous feront ressentir un étrange frisson. Et ce sera à vous d’embrasser ce tremblement comme un nouveau départ ou bien…..non.

Vous l’aurez compris en parcourant cette terre, il y a cet étrange pouvoir sur terre qui consiste à faire des faibles, une force mystérieuses. Ce sont ces mêmes tas de boues qui construiront des montagnes et des buildings, eux même qui écraseront les misérables qu’ils étaient autrefois. Et c’est une boucle infini, un non-sens à la racine même de ce que nous sommes. Créature à la fois si douce au point de ressentir de l’amour pour une poignée de rien tout comme il est si facile de remuer le couteau dans une plaie dont nous sommes le responsable.

Avec le temps, les génies et les rusés ont conquis cette planète bleue. Et c’est face à ce désespoir grandissant qui n’a cessé de grandir, indissociable au passage du temps, que notre quête de reconnaissance a commencé. Certaines envies de briller malgré ses faiblesses ont raison d’être. Quand le destin te joue un tour que tu ne peux enlever par toi même, quand tu te sens prisonnier d’un mauvais sort qui nécessiterait la mort pour t’en libérer. Pour certains, la mort est un désir et la vie un soupir.

Alors oui, pourquoi vouloir remettre en question ces projecteurs sur les miséreux ? Pourquoi vouloir enterrer déjà les brisés ? Ils sont comme nous, peuvent réussir la ou vous échouez même si leurs pouvoirs sont si saugrenus. Vous qui ne lirez probablement jamais mes lignes, vous et vos airs supérieurs que vous prendrez que vous le vouliez ou non, vous. Comprenez vous ? Avez vous compris ? Que les lumières ne brillent plus si elles ne nous montrent qu’un homme dont le talent est de manger une pomme en entier ? Ou bien de taper plus vite que son ombre sur un ordinateur ? De faire des montages AMV ou bien encore de savoir à la perfection comment lacer ses chaussures !

Vous pouvez cracher du feu, voler, construire le futur, transformer tout ce qui vous entoure en or et même détruire. Vous êtes les dieux dont je n’ai pas le droit de parler, et votre existence si mythique fait pâlir mais personne ne conte vos récits. Personne ne rêve de vous, les gens ont peur, se méfient. Les paillettes et le strass vous sont interdits, car le show est pour la plèbe qui se languit pourtant de vos closer et de vos journaux télévisés.

Et c’est la l’étrangeté, car moi même je suis un pouilleux, je vis dans ce milieu de poings levés et de courage et mon talent ne m’aide plus. Les gens spéciaux arrachent des sourires aux autres, moi je peine à créer le mien. Et c’est dans ce monde ou l’on me dit que je suis valide, que je suis normal , que je mérite que je titube cherchant à découvrir la vérité. Comment puis-je être valide je n’ai rien fait ! Le vide est ce valide ? Etre assis ou couché pour l’éternité, est ce valide ?

Ne plus rien faire se laisser crever dans une flaque de larmes est ce valide ? Finir étendu sur une autoroute est ce valide ? Ne jamais cesser de penser au point d’oublier de respirer est ce valide ? Vouloir vivre dans un écran ? Vouloir vivre comme un goéland ? Oublier qui on est et mourir pour être n’importe qui ?

Qui es tu valide ? Tu n’es pas normal et tu n’as aucun rapport avec cette taré dénommée folie. Tu t’approches de cette chose qu’on appelle norme mais tu flirtes aussi avec l’inconnu.

Tu es, je le crois,un autre piège. Une autre emmerde sur nos mains et tout ça ne sent pas bon. Il est trop tard pour te faire fuir, tu as tes servants dans cette ère. Je suis valide, l’on me respecte mais au fond de moi je vois ton mensonge.

Cessez de dire que je suis valide ! Que ma dernière place n’est qu’un bon début ! Que mes échecs ne sont rien ! Que mon mal être n’a aucune raison d’être. Non je suis nul ! La voila la vérité ! Je suis nul et je le reste tant que je le dirai, tant que vous le crierez.

Il est temps de l’accepter, vous ne devez pas en avoir peur. Et jamais je n’oserai dire que c’est ainsi, le destin est une connerie et pourtant par moment il existe.  Je rêve d’un monde ou nous sommes tous priés pour ce que nous sommes, ce que nous souhaitons faire lorsque nous grandirons. Malheureusement, ces passions se heurtent à cet abattement qu’on nous a inculqués.

Cela n’a rien de cool de n’être rien de plus que l’ombre du meilleur de nous même. Ce n’est pas trendy de vivre dans une coquille, et c’est aussi pathétique que d’être swag que d’arborer ses problèmes sans chercher à les vaincre. Tout cela pourquoi ? Car quelque part une singulière voix te rassurera, te dire : « Chut petit bébé, reste ainsi lové dans ta couette, dans ce confort ce qui devrait est étouffé pour un temps. »

Ces langues de serpents qui repoussent le problème ne le vaincront jamais.

Il n’y a pas vraiment de marche arrière, c’est fait maintenant vous pouvez être content de vous.

Je ne sais plus maintenant faire la part des choses entre ce qui devrait être juste dans notre belle terre et ce qui ne devrait même pas être imaginé ou pensé. C’est le flou, savoir si la pauvreté est une vertu est aussi confus que d’élucider la valeur de l’argent.

Tout ça me les brise, personne n’a pensé à inventé la difficulté facile ? Était ce trop dur ?

Et c’est pour cela que je ne répéterai pas ce discours, ne le faites pas je le ferai ! J’essayerai et vous avez raison je ne laisserai pas une défaite m’atteindre, mais maintenant fermez vos gueules ! J’ai compris la leçon j’espère que les autres la retiendront , mais faites en de même. Car j’ai beau être misérable la façon dont vous gères ce rien dans l’immensité est minable. Et oui inconsciemment comme vous le dîtes si bien nous sommes tous des nuls, mais continuez de creuser avec nous alors. Cessez vos discours moralisateurs, si vous pensez aidez alors arrêtez. Foutez nous la paix, agissez.

 

  • D?

La voix.

Et j’ai compris que ma vie était un art, le jour ou j’ai retrouvé la musique. Le jour ou la nuit me redonnait l’occasion de la visiter. Que la vie de princesse est un ennui, un régal pour les yeux mais pour les pieds qui brûlent de goûter aux routes et aux grandes traversée c’est de mauvais œil. Je vous jure ! Quel pied de pouvoir revivre libre !

Pas besoin de sang divin pour comprendre qu’on est qu’un tas d’os, que de toute façon se coller aux autres c’est de mauvais augure. Et bon dieu que c’est bon ! De pouvoir sortir de son cimetière, de sa fosse à cadavre ! Putain de jésus c’est une bénédiction de respirer en solitaire.

Et j’ai compris que ma vie n’avait rien de carré, le jour ou Picasso m’a rit au nez. Le jour ou je me suis endormi dans un musée. Je vous le jure, j’étais debout et quelques secondes après il faisait nuit, alors je suis parti. Si ça ne tenait qu’à moi j’aurai été ma bohème ! Vous m’imaginez hein ? Vous en rêvez ?! Un fou dans les musées tout comme ceux qui sont connus ! Un taré qui ne réussit pas qui s’inspire des vieux cons acclamés et des petits veinards révoltés.

Pas besoin de grésillements pour comprendre que c’est triste, que de toute façon à 40 ans on sera toujours plus utile qu’à deux mois. Alors à quoi bon accoucher, la merde et le sang je la produis bien par moi même ! Je veux me concentrer sur ce qui m’importe MOI monsieur ! JE NE VOUS PERMETS PAS DE HURLER.

Et j’ai compris que ma vie était sur le bord. Pas besoin de ses pieds pour voir qu’on peut tomber. Quand on ne voit pas le fond on prétend toujours qu’il n’existe pas ! Ah bah bravo ! C’est ainsi qu’on se casse les dents et ça expliquerait pourquoi les morts chient dans leurs frocs. Vous avez cru que les gens avaient peur de la mort ? C’est dépassé, maintenant les gens ont peur des vieux cons.

Pas besoin de lunettes pour continuer à être myope. Ca expliquerait aussi pourquoi on continue de buter des arbres, ils se mettent sur nos chemins c’est si fatiguant ! Virez moi cest ptits cons à brindilles, on a voulu les intégrer et bien ils ne nous écoutent pas ! Pourquoi ils ne bougent pas quand je leur demande, ma voix est une sirène d’alarme et le fait de hurler devrait être nécessaire ! (ma liberté s’est arrêté, elle s’est limité à quelques caractères, alors je ne pe…)

Et j’ai compris que c’était gratifiant d’être aussi paumé. Tant que je ne laisse pas le glouton de la street me vomir sous la pluie glacée, tant que je ne caresse pas l’illusion d’une torpeur sans contraintes. Car oui très cher les vacances se terminent, elles sont la pour te le dire : Les vacances se finissent. Tu vas vivre hein sale garnement ! Un an à rien foutre c’est ce qui t’attend ! T’es content ? Tu abuses du malheur du monde ! Tu abuses de l’injustice et des emmerdes qu’on te crée !

Pas besoin de quoi que ce soit, pour découvrir le poteau rose, celui sur lequel je me cogne par pur choix, celui que j’ai si peur à laisser passer. RESPIRE ! RESPIRE !

Et je n’ai toujours rien compris, à ces tracas d’un vendredi soir réveillé par l’art qu’est ma vie, cet art touché de la grâce de sa famille et pourtant si peu droit. Et je n’ai toujours pas compris ces voix qui s’entêtent à me parler de minutes, d’heures, de journées alors que je suis prisonnier d’un monde sans horloges. Et je n’ai toujours pas compris cette aveugle obsession de la stupidité, celle qui consiste à l’utiliser de la mauvaise manière. Soyons cons mais bon, soyez vivant mais pas trop. Vous comprendrez un beau jour que dans la vie, parler de la vie ne veut rien dire.

-DAD

Ça aurait pu être juste.

Perdu, seul, confiné dans un silence qui ne tient qu’à un fil de funambule.

Séparé, déchiqueté, contrôlé et ainsi manipulé.

La nuit est une ombre qui recouvre les lits de l’univers, et cette ombre inspire tant de chose au commun des mortels qu’il est surprenant de voir qu’on n’a pas tenté de l’effacer de nos vies. Pour beaucoup, la nuit est une fête. Les lumières ne s’éteignent jamais et le sommeil vient au lever du soleil. Pour d’autres, la nuit est un abîme, une abysse qui aspire tes bâillements et te jette de la poussière quand tu as le dos tourné. Laquelle de ces options est la plus probable ? Je ris à l’idée de cette grande obscurité en complot avec des vendeurs de matelas bien que l’idée de Ms.Night en gérante de boite de nuit semble instable.

En cette ère de quelques heures ou je suis loin de mon chez moi, la nuit n’est rien de tout cela. Elle est vide, elle me creuse à la cuillère et me racle comme si j’étais un morceau de salade entre vos dents. Elle me rappelle tant de méli-mélo que je me sens couler à flot dans l’immensité d’un petit vide à 4 murs et un plafond. Je me sens hyper-présent dans une prison ou la règle numéro 1 est le silence. C’est un environnement idéal pour réveiller les ténèbres, l’ombre et le silence.

Je patauge dans le conflit de cette période si sombre, à me dire que tout aurait pu être pire, à rêver d’un monde qui me parait plus juste. Avez vous déja connu le fait de perdre pied, ce n’est pas une sensation de notre ressort. Le monde est fait ainsi pour que les téméraires connaissent leurs limites, pour que le danger nous pousse à devenir meilleurs au prix de la mort. Pour certains le danger est insupportable, la récompense n’en est pas une. Il faut se battre pour vivre, penser à ceux qui ont trouvé un mot encore plus fort que ça.

Mes pensées se révèlent similaires aux étoiles, toujours en lien mais parfois impossible à relier. Si je pouvais me couper en deux pour devenir un être bien pensant, devrais-je abandonner ce qui fait de moi ce que je suis ? Si le mal était purgé deviendrais-je un David tout autre ?

E t dans cette infinité d’espaces et de contrées galactiques, aucunes de ces paroles n’aura une portée pour les habitants de la voie lactée. Par une seule joue ou oreille tendue ne pourra prêter sa compassion au dadet sur le toit d’une maison au Portugal. Lui qui médite sur tout ce qui ont fait de cette soirée un requiem de la Terre.

Les femmes du monde hurlent, deviennent des sans-cœur car elles n’ont plus la force de rallumer l’espoir. D’autres luttent pour celles qui fuient, déchirent les multiples nuits de notre planète de cris qui coupe le souffle à l’humanité. Argentine pleure, la France pleure, L’Amérique pleure, mais dans l’ombre à l’abri des chiffres et des pourcentages la terre gronde. Sans elles, La terre ne serait plus que Terre, un globe de foutre et de m’as tu vu. Un rond que certain dirait plat ou en forme de bite.  Sans elles que serions nous ?

Cette question se pose-elle ? Puisqu’elles sont la pourquoi donc aller plus loin. Puisqu’elles sont la.

Des gens brûlent car leurs peaux sont foncées, se font couper la gorge en pleine rue ou brûlés sur des croix. Derrière les miroirs noirs électrisés, les insultes pleuvent sur ces pauvres âmes qui ont la malchance de naître eux même dans un univers qui aurait mieux fait de rester aveugle.  Devenez daltoniens merde.

D’autres pleurent au nom de l’amour, naissent comédien, ne sont jamais eux même. Ils et Elles rougissent dans les ombres du soir car c’est à cette heure qu’elles sont le plus apte à adorer en secret. On les reproche de trop se montrer, pourtant hier comme demain ces personnes la mourront.

Dès l’instant ou frappe la nuit, frappe aussi le jour. La batte s’abat sur les bâtards de terre, soyez donc moins on en veux plus de vos tronches. Quel est le message à retenir ? Misérables.

Alors me voilà, loin d’être un défenseur du chaos. Je ne suis qu’un simple spectateur qui ne prétendra jamais faire la justice. Car s’il y a bien une chose que j’ai comprise c’est que la justice ne se rend même pas justice. Tout est une blague, tout est une trop longue charade. La réponse est toujours la même car on ne veut pas la changer. Pourtant tout le monde connait la chanson et les mêmes notes reviennent encore et toujours sur le devant de la scène.

Et c’est une farce que je verrai encore quand viendra pour moi le temps de dire adieu. Quand par le plus grand des hasards, la vie sera fauché en moi par la plus mystérieuses des ombres, j’aurai une dernière pensée pour ma dernière scène dans un monde aux milles et un actes.

Malgré tout, ça aurait pu être pire.

Le soleil reste inchangé mais la lune se drape chaque nuit d’un nouvel habillage, elle nous dit merde et nous montre ses étoiles si elle a envie. Parfois elle rougit, te brûle si tu la regarde trop. Et si tu décide de changer de place, elle n’est jamais vraiment la même. Quand elle est généreuse elle t’éclaire et te laisse même grappiller une vision d’un nuage.

Elle est notre quasimodo, la cloche des révoltés qui à cette heure ne dorment pas, abasourdi tout comme moi par cette planète à la dérive qui ose encore chuchoter à l’oreille des autres :  » Tu sais , ça aurait pu être pire. »

-DIJ